JeHaN et Lionel Suarez

Chanson - (Leprest - Pacifiste inconnu)

Samedi 02 Avril / 21h00
Salle de spectacle - Gaillac

A la fin des années 90, la France découvre la voix rocailleuse de JeHaN qui fait perler les mots en émotion avec son album Divin Dimey. Son interprétation bouleversante de la poésie de Bernard Dimey est également saluée par les gens du métier et pour ne citer que lui, Nougaro écrira : « Dieu merci, la race des grands interprètes, les Montand, les Piaf, les Mouloudji, n'est pas éteinte. JeHaN s'avance sur la scène vivante de l'émotion et si le cœur est le muscle de l'amour, ah ! Que voilà un bel athlète ! ». On retrouve chez lui du Léotard, du Ferré, on pense à un Tom Waits et bien qu'il nous vienne de la chanson il est certainement plus rock que bon nombre de ceux qui s'en réclament. 

A l’accordéon, Lionel Suarez. Compositeur, arrangeur, orchestrateur, difficile de dresser une liste de tout ce qu'il sait faire et de tous ceux qui ont déjà fait appel à lui. Mais de Claude Nougaro à Richard Bona, de Jean Rochefort à Harry Connick Junior en passant par l'orchestre national de Jazz, Bumcello ou encore Yael Naim, on saisit l'éclectisme et la polyvalence de ce coloriste subtil, qui donne à cet instrument pourtant si connoté des parfums orchestraux qu'on n’imaginait même pas… 

Dépassant l'hommage à celui qui fut leur ami, JeHaN et Lionel Suarez nous offrent une re-lecture bouleversante de l'univers de Leprest. Un moment rare où la force des mots et la musique s'enlacent et se dégustent comme des friandises, acidulées voire agressives, douces ou voluptueuses, mais toujours empreintes de l'immense tendresse et de la saine colère que "trimbalait" Leprest. 

« Vous ne connaissiez pas Allain ? Vous avez de la chance, vous avez ça devant vous. » Semblent-ils dire en nous prenant par la main.