Rencontre avec Skip The Use

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Rencontre avec Skip The Use

Max Catteloin alias Manamax, batteur du groupe Skip The Use, nous a accordé quelques instants avant le concert de Pause Guitare. Rencontre dans l'espace plein air des Loges Artistes...

Dans Ton Tarn : Votre tournée est triomphale, toutes les dates sont complètes. Avez-vous prévu de sortir un album live bientôt ?

Max : On y pense. Pas mal de monde nous sollicite dans ce sens et je pense qu'on y viendra rapidement. Parce que le live c'est notre terrain de jeu, on aime ça ! Alors oui, c'est quelque chose que l'on souhaite faire. Quand par contre ? On ne sait pas trop...

Dans Ton Tarn : Depuis vos débuts en 2008, le chemin parcouru vous parait-il long ?

Max : L'aventure a commencé bien avant 2008. C'est vrai, le début de Skip The Use c'est 2008 mais on jouait ensemble déjà depuis pas mal de temps avec un groupe punk qui s'appelait Carving ainsi que sur d'autres projets. Mais avec Skip tout s'est enchaîné assez vite. Donc non, on a pas trouvé ça long, au contraire. Cela dit, c'est vrai qu'il y a eu des périodes où l'on a galéré, mais comme plein de potes ! Au début c'est pas évident pour trouver des concerts, de distribuer ton disque, d'avoir de la visibilité. Tu rencontres tous ces problèmes là dès le départ et puis petit à petit, à force de concerts et de rencontres, tu arrives à évoluer, à franchir des caps, mais globalement non, ça ne nous a pas paru si long que ça (rires) !

Dans Ton Tarn : Vous êtes un des rares groupes de rock Français a laissé libre accès aux photographes afin de véhiculer votre image. Les médias ont-ils eu un rôle important dans votre carrière ?

Max : Oui, c'est vrai ! Il y a une sorte de règle qui dit que les photographes ne doivent shooter que les 3 premiers titres, mais nous on préfère que ça soit vers la fin, en fait (rires). Parce que dans un live à la fin tu es plus dans l'énergie et la sueur. C'est un peu plus réel.
Et les médias, oui c'est sûr, ils ont été d'un appui considérable. Lorsque l'on a signé en maison de disques, on a vu le changement : d'un coup il y a tout un réseau qui s'ouvre à toi grâce auquel tu peux accéder à des plateaux TV, être diffusé en radio et être sur des presses qui arrosent plus de monde. Donc oui, on a vu la différence car avant c'était dur de chopper des articles. Quand tu es indépendant, tu dois tout faire toi même. Alors le fait d'avoir une Major qui s'occupe de la promo c'est un gros gros avantage.

Dans Ton Tarn : Vous êtes passés au Bikini (Ramonville-Saint-Agne) il y a quelques mois, au Phare (Tournefeuille) en fin d'année, aujourd'hui vous êtes à Pause Guitare ! Amoureux de la région ou simple hasard du calendrier ?

Max : C'est une région qu'on aime bien c'est certain, mais c'est pas forcément lié à ça. Il y a la demande du public surtout. Alors je dirais que c'est un peu des deux. Mais, c'est une région qui bouge bien, et ça, on aime ! (rires)

Dans Ton Tarn : Pouvez vous m'expliquer brièvement comment un groupe Lillois arrive en quelques années à être l'un des moteurs de la chanson française ?

Max : Nous avons un long parcours. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. On a choisi d'évoluer en équipe avant d'évoluer individuellement. Déjà rien que ça je pense que c'est une force. Et on a pas lâché le morceau. On s'est jamais laissé démonter. On s'est inspiré aussi de plein de choses, de grands frères, des gars qui faisaient de la musique comme nous, qui avaient une approche similaire à la notre de vouloir mixer les styles. Et puis le fait qu'on se connaisse très bien, que l'on soit tolérant tous les cinq, les uns envers les autres, et puis la longévité aussi... tout ça a fait que ça a fonctionné chez nous. Mais attention, il ne faut pas croire, ce n'est pas arrivé comme ça, d'un coup d'un seul. C'est aussi beaucoup de travail. Et puis avec notre single "Ghost" on a commencé à gagner pas mal de public. Ce titre a vraiment déclenché les radios et tout le reste. Cela a mît un coup d'accélérateur dans le pays on va dire (rires).
Mais bon honnêtement je ne sais pas comment expliquer l'engouement pour Skip ! Il faut jouer, jouer, jouer !! Ne pas se laisser démonter, avoir des projets, et lorsqu'il y en a un qui ne fonctionne pas, il faut rapidement rebondir sur un autre.

Dans Ton Tarn : Votre dernier album Little Armaggedon a rencontré un énorme succès, quasi immédiat...

Max : Oui, les choses sont allés plus vite que sur l'album précédent. Il a été très bien accueilli par le public, par les professionnels et par les médias. Et comme c'est un album assez ouvert, sans que ça parte dans tous les sens non plus, je pense que chacun a pu trouver un titre qui lui ressemblait. Alors c'est vrai, nous avons eu un bon accueil pour cet album.

Dans Ton Tarn : S'il devait y en avoir qu'un, quel est le souvenir le plus important de votre carrière ?

Max : Houlala, il y en a beaucoup ! C'est difficile d'en choisir un seul parce que c'est un tas de rencontres mais je dirais que le plus fort, c'est lorsque l'on a joué avec Rage Against the Machine. On a fait leur première partie lors de leur concert à Optimus Alive de Lisbonne. C'était au tout début du projet, notre troisième concert il me semble, les prémices de Skip The Use. Ca, ça nous a mis une bonne claque ! Musicalement parlant c'était énorme, c'était la grosse baffe (rires), ça sonnait, ça groovait... Faire de la musique avec eux pendant une heure et demie c'était la révolution, c'était génial !

Dans Ton Tarn : Et vos influences justement ?

Max : Ah nos influences ! Il y en a plein... Des influences que l'on a en commun, certains groupes rocks et électro, et après chacun écoute des choses très diverses, très très variées : du hip hop, de l'électro, du classique, de la world musique, de la funk, mais ce qui fait l'unanimité dans le groupe, ce que l'on kiffe tous, c'est des groupes comme Justice, Daft Punk, Chemical Brothers et puis dans le rock, les Stones forcément. Il y a les Hives aussi, ça fait plusieurs soirées que l'on fait avec eux et c'est vraiment cool, on adore ce qu'ils font.

Dans Ton Tarn : En 2014 vous croiseriez Skip the Use 2008, un conseil à leur donner ?

Max : (Rires) c'est la première fois qu'on me pose cette question... Aucun. On n'est pas trop des donneurs de conseils. C'est tellement aléatoire comme métier. Je passe mon tour là, je ne sais pas... (rires)

Dans Ton Tarn : Merci d'avoir pris le temps de répondre à ces questions, on vous souhaite un excellent concert sur ce Festival...