Rencontre avec Irma

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Rencontre avec Irma

Rencontre avec Irma hier soir juste près son set aux abords du Grand Théâtre.
Petits échange amicale…

 

DTT : Bonsoir Irma, quels sont tes premières reactions sur le concert ?
Irma : C’était très impressionnant. Impressionnant parce que c’était une ambiance très calme, très respectueuse, très bienveillante et du coup ça pose une ambiance très mystique. Ce n’était pas une ambiance de festival où ça cri dans tous les sens, où on s’entends à peine et où on a l’impression d’être une rock star (rires). Là, il faut être dans la finesse et j’ai beaucoup aimé ça parce qu’on est vraiment dans la musique.

 

DTT : Effectivement on te sentait un peu timide au début du set.
Irma : Oui, mais je suis une timide de nature alors je mets toujours les 3 premières chansons à faire passer le trac et après ça va mieux. Enfin le trac est toujours là mais j’arrive mieux à le gérer. Parfois ça prend plus de temps…

 

DTT : Sur scène tu utilises beaucoup de sons que tu enregistres en live. Comment ça se passe ?
Irma : C’est une gymnastique et c’est surtout beaucoup de pratique et d’habitude. Il y a des chansons où c’est presque devenu un automatisme et je peux le faire le yeux fermés et puis il y en a d’autres où j’apprends encore à vraiment maitriser le truc. Mais franchement c’est un bon petit jouet de scène. Après, le but c’est aussi de savoir sortir de la machine et d’être assez à l’aise pour pouvoir communiquer avec le public. Pour que ça ne soit pas un outil bloquant. Et puis avoir le nez dans ses machines tout le temps ce n’est pas très intéressant.

 

DTT : Comme t’es tu retourvée sur la scène de Pause Guitare ?
Irma : Eh bien écoute, j’ai été invité tout simplement. J’en suis ravis d’autant plus que j’avais eu un super bon souvenir de mon passage il y a 4 ans. Mais par contre je ne savais pas que ça avait changé de lieu. J’avais joué à coté d’une cathédrale il me semble.

 

DTT : Tes projets après Pause Guitare ?
Irma : On a 4 dates cette semaine, demain on part au Thoronet, il y a Toulouse samedi, puis Les Déferlantes dimanche et la semaine prochaine aussi ça va s’enchainer.
Voilà, cet été ça va être les festivals mais à la rentrée on repart sur une tournée en salle et puis un nouvel album. Mais j’évite de réfléchir en terme d’album parce que ça me bloque beaucoup. Le fait de me dire que je vais faire un nouvel album et ensuite tout le circuit de promotion, ça me fatigue.

 

DTT : Qu’est-ce qui te bloque exactement ? La promotion ?
Irma : Disons que c’est un tout. Se dire que l’on va être dans ce circuit-là, tout d’un coup ça met un peu ce que l’on fait dans une case. De se dire voilà, je vais faire ce truc qui va être commercialisé machin et machin… Alors que là j’essaye vraiment d’être dans l'esprit où dès que je créée je vais essayer de rendre ça disponible sur Soundcloud et sur Youtube. Pour, petit à petit, collecter comme cela un paquet de chansons et après, seulement après, penser à un album. Mais pas réfléchir à l’album en premier.

 

DTT : OK… Et bien voila l’interview est déjà terminée...
Irma : Cool !! Ça n’a pas été trop long j’aime bien (Rires)

 

Propos recueillis par François Darnez pour Dans Ton Tarn.
Photos : © Fabien Espinasse - Pause Guitare